Presse papier

La Montagne - Vendredi 15 juillet 2016

"Lever de rideaux sur la quête de l'amour au festival de La Luzège"

 

"La Luzège, c'est un lieu où on fabrique du théâtre et où on partage de l'expérience, les artistes sont des artisans, rejoints par la nouvelles génération" ; Philippe Ponty, le président évoque l'aventure humaine qu'est devenu le festival de La Luzège à l'occasion de son trentième anniversaire.
Du 23 juillet au 9 août, le théâtre reprendra place à Saint Pantaléon-de-Lapleau, en haute Corrèze, autour de la thématique : Parlez-moi d'Amour.
Et quelle pièce parle mieux d'amour que Roméo & Juliette, reprise cette année sur le site du Gour Noir ? "C'est le début d'une belle histoire avec le public, qu'on souhaite poursuivre." confie Philippe Ponty. [...]
Autre pièce programmée, La Réunification des deux Corées se joue autour de courtes scènes écrites par Joël Pommerat. Elle aborde la question de l'amour, son absence, les espoirs fous, la rupture, la trahison. Un spectacle à mi-chemin entre lecture et incarnation pour porter le jeu auprès du public. [...]
Enfin, trois épisodes de Quand je pense au théâtre je n'ai plus peur de la vie, tirés de la Mouette de Tchekhov seront donnés au Roc du Gour Noir [...]

L'écho - Mardi 19 juillet 2016

"Festival de La Luzège"

 

Samedi le Festival de La Luzège fêtera ses 30 ans d'existence au service de la culture, du théâtre et des arts en un lieu unique et magique : le Roc du Gour Noir à Lapleau. Quoi de mieux que "Roméo et Juliette" pour lancer cet anniversaire.

Créer, entreprendre, partager, voilà les fondations sur lesquelles l'équipe du festival de La Luzège a bati une histoire collective à partir d'un camp de base théâtral expérimental et exceptionnel : le Roc du Gour Noir. Cette alliance improblable de la nature et de la culture aura su tisser des liens forts au fil du temps. Trentes années de créations, de passions, de communication, d'émotions autour d'une parole théâtrale incarnée, faite de chair et de sang, trente ans de recherches, d'expériences à transmettre hors d'un cadre institutionnel classique, juste entre eau, ciel et terre...
Le fil rouge de cette édition sera "Ce que nous appelons la coopérations artistique. On n'est pas un festival de programmation. On est des fabricants, des artisans du théâtre" Philippe Ponty, directeur artistique du Festival. Cette date anniversaire est l'occasion pour le festival de proposer un condensé de son travail, de son état d'esprit avec deux propositions artistiques fortes. Une création, "La réunification des deux Corées" de Joël Pommerat et une reprise de poids "Roméo & Juliette" de William Shakespeare, création présentée l'an passé. "La réunification des deux Corées" [...] mise en scène par Marie-Pierre Bésanger du Bottom Théâtre, cette pièce parle du désir d'amour, de cette quête insensée, de ses espoirs, ses blessures.

Dix scènes courtes et singulières pour huit acteurs tourneront autour du sentiment d'aimer et d'être aimé : "Un travail entre lecture et incarnation qui va-au delà d'une mise en espace" précise Marie-Pierre Bésanger.
La reprise de "Roméo et Juliette" mise en scène par Aristide Tarnagda verra se produire au Roc du Gour Noir une troupe d'une vingtaine de comédiens, fidèle parmi les fidèles de l'utopie théâtrale de La Luzège. "C'est un espace où l'on se cotoie, on est ensemble, serrés l'un contre les autres. il n'y a plus beaucoup d'espaces comme cela. Tout est un peu formaté" constate Marie-Pierre Bésanger. Ce classique de Shakespeare devrait prendre toute sa dimension poétique et dramatique dans ce décor à nul autre pareil.
Côté transmission et formation, le festival organise deux stages en direction d'amateurs de théâtre et de jeunes âgés de 12 à 18 ans. Ces stages déboucheront sur deux représentations publiques. Exposition de photos de Patrick Fabre retraçant 30 ans de festival, un espace dédié au projet de création d'une société coopéarative, des petits spectacles gratuits à 19 h et minuit, de la musique, des nourritures terrestres et même une Disco soupe à Neuvic le 2 août... De quoi ravir bien des appétit de vie
. - Serge Hulpusch

La Montagne - Jeudi 21 juillet 2016

"Le festival de La Luzège se déoulera du 23 juillet au 9 août et fêtera ses 30 ans"

 

Le théâtre de La Luzège fait vibrer le public depuis trente ans au Roc du Gour Noir. Retour sur une épopée humaine portée par les artistes.

"C'est le lieu qui a tout provoqué. Le festival de La Luzège n'existerait pas sans le Gour Noir", confie Philippe Ponty, directeur du festival. Voilà trente ans que le théâtre se joue sur ce lieu symbolique. Rétrospective d'une histoire aui allait s'ouvrir sur un des festivals les plus emblématiques de la Corrèze.

L'aventure démarre en 1985, lorsqu'une équipe de jeunes comédiens, dont Philippe Ponty, et les maires de Lapleau et Saint Pantaléon-de-Lapleau (dont son père) souhaite sauvegarder un ancien prieuré du XIIe siècle à l'anbandon, au-dessus des gorges de La Luzège. Ce lieu emblématique inspire une certaine fantasmagorie. La population des deux villages se joint au projet. L'association "Roc du Gour Noir" est née.

"Une expérience sous les arbres"

Le premier festival a lieu en 1987. Le spectacle "Geoffroy Tête Noire", écrit par Jacques Bens, est un véritable succès : "Nous devions le jouer 20 fois, nous l'avons joué 29 fois. Il y avait entre 100 et 150 personnes chaque soir", se souvient Philippe Ponty, directeur artistique dès 1989. Le projet emballe le public, qui démontre une vraie curiosité et une réelle envie pour le théâtre. L'équipe conserve son fil conducteur : textes de répertoire et interprétation contemporaine.

L'essor se poursuit avec des années riches en rencontres artistiques et différentes propositions : la coopérative artistique Luzège, composée aujourd'hui d'une quinzaine d'artistes, oeuvre sur la transmission en proposant deux stages et un travail commun avec les nouvelles recrues. "Être sur scène ou écrire est important, mais prendre part à l'organisation du festival compte tout autant", précise Coralie Leblanc, membre de l'équipe depuis trois ans.

"On souhaite conserver cette idée d'assemblage archaïque sous les étoiles, rire, partager ensemble. On garde l'approche inspirée des Grecs", souligne Philippe Ponty.

Trente ans après, le festival continue à rassembler, autour d'une envie d'échange, de partage, et de rencontres. L'équipe qui le compose porte un théâtre façonné, imaginatif et poétique, fruit d'une volonté commune des artistes. Laurianne Lafond

La Montagne - Jeudi 21 juillet 2016

"La Luzège fait sa "réunification des deux Corées" en création 2016"

 

"Parlez-moi d'amour", de l'Amour dans le quotidien, sous toutes les coutures, thème central de "La réunification des deux Corées" création 2016 du festival. La pièce adaptée de Joël Pommerat aborde le rapport de l'homme à l'amour.

La pièce se décline en dix scènes courtes et singulières, sur la trame de fond des relations amoureuses. Le jour de ses noces, une femme réalise que son futur époux a déjà flirté avec ces quatre soeurs, une autre demande le divorce après trente ans de mariage parce qu'"il n'y a jamais eu d'amour". L'amour dans ce qu'il a de plus beau, et de plus douloureux.

La pièce de Pommerat dresse un inventaire de la relation hommes-femmes, à travers des tranches de vie qui s'enchaînent.

"En tournée dans plusieurs communes"

Le spectacle remis en scène par Marie-Pierre Bésanger se jouera avec une dizaine d'acteurs entre lecture et incarnation : "C'est un théâtre qui utilise le code des mains pour que le spectateur se reconnaisse. C'est une façon d'ouvrir la réception", explique la metteure en scène. "C'est exceptionnel de monter un texte de Pommerat, car l'auteur accorde rarement ses droits", confie le directeur artistique du festival Philippe Ponty. Le public pourra, à son tour, chercher une définition de l'amour.

L'écho - Dimanche 24 juillet 2016

"L'utopie côté Gour et jardin..."

 

"30ème Festival de La Luzège"

La 30ème édition du Festival de La Luzège a débuté samedi au Gour Noir par "Roméo & Juliette". La programmation continue jusqu'au 9 aoput avec demain soir à Uzerche la première de la création "La réunification des deux Corées"

Un nouveau chapitre du Festival de La Luzège s'est ouvert samedi en cette année anniversaire.
Le temps passe et l'utopie théâtrale reste solidement ancrée en ce lieu magique, sauvage dressé entre terre et ciel, une scène bosselé de rochers adossé à une chapelle du XIIème siècle.
Le décor surnaturel d'un Festival de La Luzège qui fête 30 ans, l'âge de la maturité et des projets d'avenir. Le moment idoine pour Lydie Bordet, présidente de La Luzège de revenir sur un festival qui "participe à la vie culturelle de notre petit coin de France"
Elle a donné rendez-vous au public "dans 20 ans pour le 50ème anniversaire"...
A la sauce littéraire d'un "Je me souviens" de Georges Perec, Marie-Pierre a égrené les perles suspendues au fil ténu de ses souvenir et émotions engrangés depuis 23 ans.
Elle s'est souvenue de figures du festival, Roger Ponty, Paul Golub, de "Lionel Parlier avec son vélo dans Lapleau", "Gigi Tapella traquant les vipères", "Des gens qui lâchent, des gens qui tiennent", "d'une pleine page dans Libé", d'elle "enceinte jouant le rôle d'un dragon", "de la fatigue et des engeulades"... "Je me souviens mais je ne sais pas comment ça recommence chaque année"...
Deux comédiens de la coopérative des jeunes de Lyon ont raconté leur filiation avec ce festival : "Au final, on s'est choisis et l'on continue à s'aimer"
Une citation de la metteuse en scène Ariane Mnouchkine du théâtre du Soleil a concentré tout ce que représente un rendez-vous hors normes et hors les murs : "L'utopie, c'est possible non encore réalisé et je m'y tiens"...
Un possible et un avenir que le festival entretien et construit.
Un temps estival devrait accompagner cette édition spéciale ouverte samedi soir par la reprise de "Roméo & Juliette" dans une mise en scéne d'Aristide Tarnagda.
Dans la fraîcheur de la nuit étoilée, plus de 150 personnes ont partagé l'histoire universelle des amants de Vérone.
Une tragédie de la jeunesse, des conflits d'intérêts entre familles possédantes, une tragédie de la différence incarnées avec brio et allant par une troupe de quinze bons comédiens. Roméo & Juliette se retrouvent dans la mort, et du fond de la roche sourd des deux corps, un raie de lumière montant rejoindre la voie lactée. L'achimie du Roc a opéré. - Serge Hulpusch

La Montagne - Jeudi 28 juillet 2016

"Un spectacle comme miroir de l'amour"

 

La première de La réunification des deux Corées, de Joël Pommerat, a été donné, Mardi soir, à Uzerche. La pièce sera présentée mercredi a Tulle.

Assister à La réunification des deux Corées, c'est se regarder dans un miroir mais aussi observer ses voisins, ses amis ou ses parents : des amours qui se font et se défont, du rire, des larmes, de la stupéfaction parfois...
Sur scène en longueur, encadrés par le public, les dix acteurs de la troupe du festival de La Luzège ne s'embarrassent pas de décors. Seule une voix off situe les personnages : hall d'entrée de mairie, un couloir d'appartement ou une chambre d'hôpital.

"Des tranches de vie"

Les petites écrites par Joël Pommerat ont été mises en espace par Marie-Pierre Bésanger. Les acteurs évoluent le texte à la main, à la façon d'une lecture jouée, mais la plupart font oublié ce détail.
Tour à tour, défilent des hommes et des femmes qui pourraient être chacun d'entre nous : une femme qui veut divorcer car "il n'y a pas d'amour entre nous" ; Constantin qui revient dire au revoir à Elisabeth (Romane Ponty Bésanger) dix ans après son départ ; un ami proche qui n'aime pas entendre la vérité...
Clémentine Haro interprète Christelle, incrédule, qui doit faire face à des troublantes révélations, le jour de son mariage. Elle est aussi Annie, cette jeune femme perdue, enceinte d'un "détraqué, alcoolique et violent". Tout d'un coup, un mari rend visite à sa femme hospitalisée et atteinte de la maladie d'Alzeihmer. Marie-Pierre Bésanger et Emmanuel Demonsat nous livrent une scène troublante, presque dérangeante tant elle est cruelle et jolie à la fois.
Le public est tantôt pris de rires ou submergé de frissons.
La troupe réussit le pari de nous plonger dans des tranches de vie : nous connaissons tous quelqu'un qui a déjà été dans l'une de ces situations.
D'un manque à un trip plein d'amour, d'une soif de "plus" à un contentement de peu, les situations s'enchaînent. Rien n'est tout blanc, rien n'est tout noir ; la pièce marche sur le fil de nos paradoxes, de nos incohérences. Elle met le doigt sur nos désirs, nos rêves enfouis, nos désespoirs...

La Montagne - Mercredi 10 août 216

"Théâtre en plein air à Aubazine"

 

Festival de La Luzège :

La première représentation du festival de La Luzège à Aubazine, a eu lieu lundi soir, à la carrière du Puy de Pauliac. C'est à la tombée de la nuit, dans une ambiance intimiste, que les acteurs ont déambulé par petits groupes sur le tapis de chanvre. Dans un décors épuré, où pour seuls accessoires les acteurs disposaient du texte de la pièce La réunification des deux Corées, de Joël Pommerat, public et acteurs n'ont fait qu'un jusqu'à la fin.
Si certains se sont étonnés de voir un spectacle où les acteurs lisent parfois leur texte, d'autres ont largement apprécié cette originalité. Un choix de mise en scène très personnel qui laisse au spectateur plus d'espace pour se mettre à la place du personnage, s'imaginer dans les diverses situations que les acteurs dépeignent, et prendre de la distance par rapport au jeu. Des scènes de ménage classiques, à celles de démence totale, les spectateurs ont pendant plus d'une heure, été baladé d'une situation à l'autre, en se sentant toujours un peu concernés.